Des-espoirs, pâtes de fruits et états d’âme… Visite guidée de mes ruminations internes !

Aujourd’hui j’avais envie de vous dire que plus le temps passe et plus mes espoirs s’effilochent. Il y a quelques jours, j’ai regardé ce film tellement triste qu’il m’avait rendu bluesy des jours entiers. Une météorite allait s’abattre sur la terre dans 14 jours. Le compte à rebours était lancé !

Certains se suicidaient, d’autres se rapprochaient de leurs proches, réalisaient leurs rêves ou entraient en total rébellion et cassaient tout. Le protagoniste, assureur dépressif et solitaire, avait continué à travailler jusqu’au moment où sa boite avait fermé. Normal, qui a besoin de s’assurer contre la fin du monde ? Bref, ce film m’a mis KO et depuis je me demande ce que je ferais dans cette situation.

Aujourd’hui, je voulais vous parler du non espoir et vous dire que la vie ne se termine pas toujours en happy end. Je voulais vous parler des espoirs que j’abandonne au fil de ma vie, et de ceux que je ne peux plus remplacer. Si j’écris trop souvent ainsi, il va falloir changer le nom de mon blog avec une accroche du type « de 100 rêves à sans rêve, bienvenue dans mon spleen ! ».

Je voulais aussi écrire sur la profonde admiration que je porte à ceux qui n’ont rien et qui se battent. Ceux qui vivent dehors dans le froid, ceux qui ont quitté leur pays à la recherche d’une vie meilleure. Je suis admirative de leur espoir. Alors que moi, à l’abri dans mon logement, je regarde mes espoirs disparaître. Attention, je ne les envie pas, je souligne juste leur rage de vivre qui ne peut que forcer notre admiration. Serions-nous capable de passer un hiver dans la rue, de traverser des océans pour fuir une guerre ? Je ne sais pas si j’en serais capable. En fait, j’espère ne jamais avoir à le découvrir. D’ailleurs, personne ne devrait avoir à vivre cela !

Suis-je réaliste, dépressive, de plus en plus éveillée ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que je ne supporte plus qu’on me dise que demain sera un autre jour, que j’ai tout pour être heureuse, que si je n’avais pas traversé ce que j’ai vécu je ne serais pas celle que je suis devenue. Génial, et je fais quoi moi avec celle que je suis ?

Comble du désespoir, un sursaut d’espoir est apparu !

Bref, je voulais vous dire tout ça, quand, comble du désespoir, un sursaut d’espoir est apparu. Pour une étrange raison, j’ai recherché sur internet les termes « états d’âme ». Et alors que plongée, dans un paquet de pâtes de fruits reçu à Noël, je suis tombée sur deux articles :

Et voilà qu’après ces lectures, l’espoir renaît. Ça m’emmerde presque !

Il y  est question de ces états d’âme qui nous font ruminer, de notre météo mentale qui fait que pendant plusieurs jours nos pensées vagabondent, que nos journées peuvent être belles ou pourries. Bref, pendant que je mangeais mes pâtes de fruits en me disant que c’était décidément trop sucré, mes angoisses et le manque d’espoir reculaient.

Les ruminations, le désespoir, seraient des états d’âme mal gérés. Comme d’habitude, il n’y a pas de recette miracle, tout est en nous ! Il faut trouver le moyen d’y accéder. Remplacer le pourquoi par le comment serait une des clés, la méditation aussi.

Je sais ce que vous allez me dire. Il faut rentrer en vous-même… Je suis rentré en moi-même plusieurs fois. Seulement, voilà, il n’y avait personne. Alors, au bout d’un moment, j’ai eu peur et je suis ressorti faire du bruit dehors pour me rassurer…
Jean Anouilh , La Valse des toréadors

Vous devez penser que : « écrire cet article est un peu, pour moi, une façon de faire du bruit dehors ». Vous avez raison ! Maintenant que je me suis bien épanchée sur internet, je dois aller un peu plus loin dans l’introspection, reprendre une pâte de fruits et sonder mes états d’âme.

Si aujourd’hui, je remplace le « pourquoi » par le « comment », alors que je viens d’annuler un rendez-vous avec un homme adorable (oui, vous avez le droit de rire mais c’est le 3e rdv, et je ne sais toujours pas de quoi j’ai envie), cela pourrait donner  :

  • Je remplace « Pourquoi est-ce que je ne trouve pas la bonne personne pour vivre une histoire d’amour ? Pourquoi est-ce que je me sens si seule ? »
  • Par « Comment faire pour aller mieux ? Comment suis-je en train de fonctionner ? Qu’est-ce qui m’empêche de rencontrer quelqu’un qui me convient et avec qui je pourrais être heureuse ? »

Les questions deviennent ainsi différentes et beaucoup moins culpabilisantes. Vous allez rire, mais maintenant, j’ai espoir ! J’ai envie de remettre au placard mes ruminations internes, le reste des pâtes de fruits, et me pencher sur mes états d’âme.

Je n’ai plus envie de m’attrister sur mon sort. J’ai envie de méditer, de comprendre ou pas, et surtout, d’accueillir tant bien que mal ce qui se passe en moi. Serait-ce l’effet des pâtes de fruits, de l’écriture, du remplacement du « pourquoi » par le « comment » ? Ce qui est sûr c’est que mon blog ne se transformera jamais en « sans rêve ». J’ai d’ailleurs presque envie de rappeler mon rdv pour lui dire que finalement j’ai envie de le voir ;). Mais avant, je vais méditer et comprendre ce qui se passe en moi.

Je vous remercie, tellement fort, d’avoir été au bout de cet article. La fin est finalement joyeuse. Et vous, quels sont vos états d’âme ? Par quel « comment » remplaceriez vous le « pourquoi » ?


Pour aller plus loin, il y a ce livre (que je n’ai pas encore lu mais qui me tente) de Christophe André Les Etats d’âme. Un apprentissage de la sérénité (éd. Odile Jacob).

2 Comments

  1. Enomiz

    Merci pour ton témoignage, je me sens moins seule ! Oui, moi aussi j’ai des « coups de blues », des journées noires où l’avenir me paraît bien sombre et où l’espoir semble disparaître. Mais, comme toi, je couche mes humeurs sur le papier et cela me soulage presque instantanément. Je crois que c’est humain, tout simplement, comme le dit Christophe André dans son livre, que je te recommande. Il existe différentes stratégies pour y faire face, à chacun de trouver celle qui lui convient. Je retiens le truc du « comment » au lieu du « pourquoi », cela me semble une piste intéressante pour changer de point de vue sur un problème (même si le problème en question n’est pas effacé miraculeusement). Continue à faire évoluer ta liste de rêves, c’est un bien beau projet.

    1. Laila

      Je vais aller jeter un oeil du côté des livres de Christophe André.
      Je te remercie pour ton commentaire. Il tombe exactement au moment j’avais moi aussi besoin de me sentir moins seule 🙂

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